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La qualité du plumage
Tiré du livre de René Bawin ''l'aile outil de vol''
Depuis toujours, la qualité du plumage a attiré les colombophiles......
Différent est l'aspect structurel du plumage
S'il est une caractéristique alaire qui n'a jamais été contredite, c'est bien la qualité du plumage. Depuis toujours, le plumage du pigeon a représenté pour tous les colombophiles, le premier indice que l'on peut déterminer favorablement. Cependant, il est curieux de penser que la recherche de la meilleure qualité de plumes n'est pas toujours orientée vers les mêmes perspectives, c'est léternelle séparation entre la notion concours et celle de la culture. Certains, en prenant en mains leurs pigeons avant les concours, ne pensent qu'au soyeux du plumage bien poudré, doux au toucher, qui glisse sous les doigts en laissant suir les vêtements sombres des traînées de poudre blanchâtre. Ces caractèristiques qui dénotent la bonne santé du pigeon, sont le gage d'une performance possible au prochain concours!
Ors, cette bonne santé peut se dégrader pendant la saison sportive. La réussite peut s'écarter momentanément et, de toute façon, elle n'a aucun aspect de pouvoir se transmettre par héridité! Cela reste donc de la notion superficielle de la qualité du plumage.
Différent est l'aspect structurel du plumage
Différent est l'aspect structurel du plumage, car lui est héréditaire dans une culture bien menée! Que faut il alors rechercher? Tous les manuels de colombophilie le disent avec précision. Le plumage doit être serré, ne permettant pas à l'air de pénétrer dans les plumes.Dans son ensemble il sera abondant, doux soyeux, les primaires et les secondaires richement pigmentées. Un plumage de bonne qualité doit laisser,lors de la prise en mains, une impression de ''velours''. Lorsque l'on ouvre l'aile et que l'on promène ses doigts sous celles ci, on ne peut sentir le bas des hampes, des rémiges primaires ni secondaires. A ce sujet, je penses que la photo, représentant la couverture inférieure, démontre mieux et de façon plus évidente, ce que je veux développer. Le dessus de l'aile, quand à lui, est recouvert de petites plumes qui sont les scapulaires et les tectrices. Ces dernières doivent s'étager et couvrir le maximum le bout des rémiges secondaires et, surtout, recouvrir la plus grande surface possible de l'extrados, elles s'étalent sur celui ci comme des écailles de poissons! Quand à celles qui recouvrent les primaires à leur base, elles doivent être longues et larges, de façon à couvrir au maximum, la base des rémiges de l'aile active!
Que dire de plus à ce sujet, si ce n'est que la superposition de la couverture inférieure et de la couvereture supérieure forme ce que l'on appelle en termes colombophiles ''le coussin d'aile''. Il doit être le plus épais et le plus abondant possible.
Les rémiges primaires
La hampe doit être luisante, le bout flexible. On le tolèrera un peu plus rigide pour les pigeons de grand fond. Les barbes ne peuvent en aucun cas, se séparer sous une pression du doigt, dabs le sens longitudinal de la rémige. Elles présenteront un aspect convexe, vu de profil. Enfin, une tâche huileuse apparaîtra du côté étroit et ce à deux centimètres de la pointe,ce qui dénote un bon état de santé. Certains affirment que c'est un indice de grande forme. Il n'en est rien. J'ai constaté ce fait dans de nombreux colombiers au coeur de l'hiver! Nous devons aussi constater que la formule alaire ainsi que la qualité de la plume est plus souvent lié au sexe. A moins bien sûr qu'il n'y ai eu un coup de canif dans le contrat de mariage, ce qui n'arrive pas seulement chez l'homme, soyez en assuré!
Mamgrè la description que je viens de donner du plumage, je dois mettre en garde l'amateur qui veut porter un jugement sur celui ci, lors de la première prise en main. Un facteur, dont il faut tenir compte, c'est l'humidité ambiante qui règne au colombier en hiver alors qu'en été, l'habitat est plus sec. La qualité du plumage sera différente. Ensuite, interviennent les mains de l'examinateur, qui selon la profession exercée seront, pour l'ouvrier manbuel plus rêches que pour toute autre personne, dont les mains ne seront pas soumises à de rudes travaux. Les mains sensibles seront toujours avantagées pour l'examen de la qualité du plumage. Une petite astuce pour le manuel qui a la paume de la main rêche, de même que pour les autres, je l'emploie personnellement lors de mes séances de tris. Avant de juger les premiers pigeons, je me talque les mains au départ, après avoir passé quelques pigeons en revue, on revient aux premiers. Plus d'une fois on constate une différence avec la première impression. Une remarque encore au sujet du velours du plumage, on doit se méfier des pigeons préparés pour les expositions, ainsi que pour les tris ventes.
Pour avoir un bel aspect poudreux, il suffit de donner un bain tiède additionné de sel aux pigeons, et ensuite de placer ceux ci sur une bonne couche de foin dans un endroit plus ou moins sobre, sans courant d'air surtout! Le casier, la face avant cachée à moitié par un carton convient très bien pour cela, le lendemain, le plumage sera brillant et poudreux! Il est bien évident, que ce procédé, ne va pas améliorer la qualité du plumage, il n'est que trompe l'oeil pour le non averti, ainsi, que pour les débutants qui trop souvent sont victimes de ce stratagème. Je conclurais en disant, qu'un pigeon au plumage trop soyeux doit faire selon moi l'objet d'un examen minutieux!
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