Colombophile, colombophilie et pigeon voyageur du monde entier |
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grippe aviaire et colombophilie : virus à nos portes !grippe aviaire de retour ???Malgré la lutte mondiale contre la grippe aviaire pilotée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le virus est toujours présent et refait surface. Depuis son apparition en Chine en 2003 l’OMS a dénombré 389 cas qui ont entraîné près de 250 décès. Au plus fort de l’éclosion en 2006 et 2007 plus de 200 cas avaient été recensés principalement en Indonésie, en Égypte, en Chine et en Turquie et 138 personnes en étaient mortes.
Situation grippe aviaire décembre 2008
Volailles abattues après la découverte de cas de grippe aviaire en Chine
Volailles abattues après la découverte de cas de grippe aviaire en Chine
16 décembre, les autorités agricoles chinoises ont fait abattre 377 000 poulets après avoir découvert des cas de grippe aviaire dans la province orientale du Jiangsu.
Le virus mortel H5N1 a été détecté dans des élevages de la ville de Dongtai et du district de Hai'an dans le Jiangsu, a indiqué le ministère dans un communiqué publié sur son site interne Aucun humain ne serait atteint... Le Cambodge confirme la résurgence de la grippe aviaire
Le Cambodge confirme la résurgence de la grippe aviaire
Le ministère de l'Agriculture du Cambodge a confirmé mercredi la résurgence de la grippe aviaire et a ordonné d'abattre toutes les volailles dans la province de Kandal, à 50 km au sud de Phnom Penh.
Ce ministère a interdit tout transport de volailles vivantes à l'extérieur de la province de Kandal pendant trois mois, après que des tests sanguins réalisés sur des volailles de cette localité se sont révélés positifs au virus H5N1, a souligné son ministre, Chan Sarun. Le Cambodge a annoncé, la semaine dernière, le 8e cas de grippe aviaire dans la province de Kandal. Le gouvernement sud-coréen a commencé à renforcer quant à lui les mesures de contrôle et de quarantaine dans les aéroports et ports suite à la réapparition de la grippe aviaire dans plusieurs pays asiatiques, a fait savoir mercredi le gouvernement de ce pays. Les autorités sud-coréennes avaient dû abattre, en avril dernier, 8,46 millions de volailles, causant des pertes économiques estimées à 199 millions de dollars. Le même jour, le ministère indonésien de l'Agriculture a rendu publiques les données selon lesquelles la grippe aviaire est présente dans 294 districts de 31 villes et provinces indonésiennes. Le gouvernement indonésien a élaboré des programmes de prévention et de lutte pour les trois années à venir à destination des provinces gravement touchées et s'est fixé pour objectif de juguler l'épizootie à l'horizon 2014 Phillipine, Aéroport sous surveillance épidémiologique H5N1.
Phillipine, Aéroport sous surveillance épidémiologique H5N1.
Les autorités de l'aéroport de MANILLE ( Philippines) ont mis en place des contrôles sanitaires pour les passagers provenant de pays touchés par le virus de la grippe aviaire. Les autorités locales indiquent que ces contrômes sont stricts avec leur propre procédé de dépistage et qu'elles sont prêtes en cas de découverte d'un passager malade. Ce patient pourra être isolé et son avion placé en quarantaine.
Nouvelle épidémie grippe aviaire en inde
Nouvelle épidémie grippe aviaire en inde
Les autorités sanitaires dans l'Etat indien du Bengale occidental (est) ont mis au jour aujourd'hui une nouvelle épidémie de grippe aviaire dans des élevages de volailles après la mort de 5.000 poulets en une semaine.
Des prélèvements sanguins envoyés hier à un laboratoire ont permis de confirmer que les oiseaux avaient succombé au virus H5N1, a déclaré Dilip Chakraborty, secrétaire régional de l'administration chargée du développement des ressources animalières. Les poulets avaient été retrouvés morts dans un village du département de Malda, à 200 km de Calcutta, la capitale du Bengale occidental, selon le gouvernement local, qui devrait ordonner l'abattage de volailles dès mercredi. La grippe aviaire a fait son apparition dans l'est de l'Inde début 2006. D'autres cas avaient été détectés en juillet 2007 dans un élevage de volailles du nord-est, et le virus a resurgi en janvier dernier au Bengale occidental où quelque cinq millions de poulets et de canards avaient dû être abattus. Egypte: vingt-troisième décès dû au virus de la grippe aviaire
Une adolescente égyptienne de 16 ans est décédée des suites du virus H5N1 de la grippe aviaire, portant à 23 le nombre de personnes ayant succombé à ce virus depuis son apparition en Egypte il y a près de trois ans, a rapporté l'agence Mena dans la nuit de lundi à mardi.
Samiha Abdel Hafez Ahmad Salem, originaire d'un village près d'Assiout (centre) est morte lundi, a déclaré le porte-parole du ministère de la Santé, Abderrahmane Chahine, cité par l'agence. Le dernier décès remontait au mois d'avril, où une Egyptienne de 30 ans avait succombé au virus. Au total, 51 cas humains ont été comptabilisés depuis l'apparition le 17 février 2006 de la grippe aviaire en Egypte, l'un des pays les plus touchés par la grippe aviaire. Samiha Abdel Hafez Ahmad Salem a été en contact avec des volailles porteuses du virus, selon M. Chahine. Les premiers symptômes sont apparus lundi dernier et l'adolescente a été hospitalisée avec une forte fièvre. Bien qu'elle ait reçu du Tamiflu, le traitement habituellement administré, et ait été placée en soins intensifs, la jeune fille est décédée après avoir souffert d'une infection pulmonaire. La majorité des victimes de la grippe aviaire en Egypte, pays le plus peuplé du monde arabe avec 80 millions d'habitants, sont des femmes et des enfants, qui sont le plus souvent en contact avec les volailles. En dépit de leurs efforts, les autorités ont du mal à changer les comportements de la population, dont une grande partie a conservé l'habitude ancestrale d'élever ses volailles sur le toit des maisons. L'Egypte est aussi située sur un couloir de migration des oiseaux, qui peuvent être porteurs du virus. Beaucoup des personnes atteintes craignent de révéler leurs symptômes, car elles perdent une source de revenus et redoutent la vengeance de leurs voisins si les volailles sont abattues dans tout le village. La grippe aviaire réapparaît en Chine, à Hong-Kong, et en Norvège
La grippe aviaire
elon le point épidémiologique hebdomadaire sur la situation internationale du virus de la grippe aviaire pour la semaine 49 de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA), des foyers sont apparus an Chine, à Hong-Kong, et en Norvège.
Selon le point épidémiologique hebdomadaire sur la situation internationale du virus de la grippe aviaire pour la semaine 49 de l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA), des foyers de grippe aviaire sont apparus an Chine, à Hong-Kong, et en Norvège. Un foyer de grippe aviaire à Hong Kong
Un foyer de grippe aviaire à Hong Kong
Plus de 80.000 poulets vont être abattus à Hong Kong après la mise au jour d'un foyer de grippe aviaire dans la région administrative spéciale (RAS), le premier depuis près de six ans, ont annoncé aujourd'hui les autorités sanitaires.
"Nous avons découvert jusqu'à 60 poulets morts dans cet élevage. Après une série de tests nous avons pu confirmer que les volailles étaient mortes des suites du virus H5", a déclaré à des journalistes le secrétaire à la Santé York Chow. "Hong Kong est confrontée à une nouvelle alerte pour la grippe aviaire", a déclaré York Chow. Hong Kong a été le théâtre de la première épidémie de grippe aviaire touchant des êtres humains dans le monde, qui avait fait six morts en 1997. La grippe aviaire (ou grippe du poulet ou influenza aviaire)La grippe aviaire est une maladie animale. Cependant, dans quelques cas répertoriés par l'Organisation mondiale de la Santé, le virus de la grippe aviaire a pu se transmettre à l'homme par le biais des sécrétions respiratoires des animaux infectés, leurs déjections ou les plumes et les poussières souillées. Seules les personnes qui ont des contacts étroits, prolongés et répétés avec des animaux malades sont exposées à une contamination par le virus aviaire A(H5N1). La maladie n'est pas transmissible d'homme à homme (pas de contamination inter-humaine). Le risque d'être contaminé en mangeant de la viande ou des oeufs est faible voire négligeable selon l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments. La cuisson détruit le virus. Epidémie de grippe aviaire A (H5N1) Point au 20 juin 2008
L’influenza aviaire
L’influenza aviaire est une maladie infectieuse de l’animal provoquée par un virus grippal qui comprend plusieurs genres (ou types) dont influenza virus A. Celui-ci est divisé en sous-types parmi lesquels H5 et H7. Cette infection peut toucher presque toutes les espèces d'oiseaux, sauvages ou domestiques. Elle peut être fortement contagieuse, surtout chez les poulets et les dindes, et peut entraîner une mortalité extrêmement élevée, en particulier dans les élevages industriels. Les virus de l’influenza aviaire infectent parfois d'autres espèces animales, notamment le porc. Les canards domestiques, chez qui l'infection est le plus souvent asymptomatique, pourraient jouer un rôle important dans la dissémination du virus en servant de réservoir silencieux. Les virus de l’influenza aviaire peuvent exceptionnellement être transmis à l'homme. Cette transmission s'effectue essentiellement lors de contacts fréquents et intensifs avec des secrétions respiratoires et des déjections d'animaux infectés. Le tableau clinique (dénommé « grippe aviaire ») chez l'homme est marqué par une infection respiratoire aiguë sévère, d'évolution souvent fatale. L'infection peut également prendre d'autres formes cliniques (digestives ou neurologiques, par exemple), voire être asymptomatique. Le diagnostic biologique est réservé à certains laboratoires spécialisés. Des traitements antiviraux peuvent, dans certaines situations, avoir une certaine efficacité en prévention ou dans la prise en charge thérapeutique. Le risque majeur représenté par les virus aviaires A(H5N1) est qu'ils s'adaptent à l'homme et qu'une transmission interhumaine s'installe. Ce virus peut s'adapter de deux façons : soit en mutant progressivement, soit en se recombinant avec une souche virale humaine. Cette recombinaison pourrait survenir chez un hôte intermédiaire (porc) ou chez l'homme à l'occasion d'une coïnfection. Une souche recombinée ou qui aurait mutée pourrait acquérir une capacité de transmission interhumaine. Le risque de dissémination deviendrait alors important, compte tenu de l'absence d'immunité de la population mondiale vis-à-vis de cette nouvelle souche. En décembre 2003, une souche virale de type A(H5N1) hautement pathogène a été identifiée dans des foyers de grippe aviaire en République de Corée et signalée à l'OIE (Organisation mondiale de la santé animale). De nombreux autres foyers aviaires causés par ce virus ont été depuis identifiés dans plusieurs pays d'Asie, d’Europe, d’Afrique et du Moyen-Orient. Cette épizootie a été à l'origine de plusieurs centaines de cas humains (voir situation épidémiologique) dans les pays touchés. Situation de l'épizootie A(H5N1) (épidémie animale) Depuis le début de l'épizootie (décembre 2003), 62 pays ou territoires ont notifié des infections chez des oiseaux sauvages ou d’élevage : Afghanistan ; Albanie ; Allemagne ; Arabie Saoudite ; Autriche ; Azerbaïdjan ; Bangladesh ; Bénin ; Birmanie ; Bosnie-Herzégovine ; Bulgarie ; Burkina Faso ; Cambodge ; Cameroun ; Chine ; Chypre ; Côte d’Ivoire ; Corée du Sud ; Croatie ; Danemark ; Djibouti ; Egypte ; Espagne ; France ; Géorgie ; Ghana, Grèce ; Hong-Kong ; Hongrie ; Inde ; Indonésie ; Irak ; Iran ; Israël ; Italie ; Japon ; Jordanie ; Kazakhstan ; Koweït ; Laos ; Malaisie ; Mongolie ; Niger ; Nigeria ; Pakistan ; Palestine ; Pologne ; Roumanie ; Royaume-Uni ; Russie ; Serbie ; Slovaquie ; Slovénie ; Soudan ; Suède ; Suisse ; Thaïlande ; Tchéquie ; Togo ; Turquie ; Ukraine ; Vietnam. L’infection par le virus a également été identifiée chez un chien en Thaïlande, et chez des chats domestiques en Allemagne, en Autriche, en Roumanie, en Irak et en Indonésie. Des infections chez des félins avaient déjà été identifiées en Asie en 2003-2004. Aucun de ces cas n'a été à l'origine d'une transmission documentée à l'homme. Une infection a également été documentée chez des mustélidés (vison et fouine) en Allemagne et en Suède. Ces animaux sauvages très sensibles aux virus de la grippe se sont probablement infectés en mangeant des cadavres d’oiseaux porteurs du virus. Un point actualisé de la situation mondiale de l’épizootie est disponible dans le dernier Bulletin hebdomadaire international ( http://www.invs.sante.fr/international/index.htm ). Situation des cas humains En Asie - A ce jour, des cas humains ont été identifiés dans 9 pays d’Asie : le Bangladesh, la Birmanie, le Cambodge, la Chine, l’Indonésie, le Laos, le Pakistan, la Thaïlande et le Vietnam. Au Moyen Orient / Caucase - A ce jour, des cas humains ont été confirmés par l’OMS dans 3 pays de cette région du monde : l’Azerbaïdjan, l’Irak et la Turquie. En Afrique - Depuis le début de l’année 2006, des cas humains ont été notifiés dans 3 pays africains : Djibouti, Egypte et Nigeria. En zone tempérée, une recrudescence hivernale de la circulation virale tant chez l’homme que chez l’animal est observée chaque année depuis le début de l’épidémie en 2003. En zone intertropicale (Indonésie notamment) des cas peuvent survenir tout au long de l’année. Un récapitulatif actualisé des cas humains de grippe à A(H5N1) confirmés biologiquement et notifiés à l’OMS est disponible dans le dernier Bulletin hebdomadaire international ( http://www.invs.sante.fr/international/index.htm ). Pour la plupart des cas humains décrits, la contamination a pour origine des contacts avec des animaux malades ou morts, ou avec leurs déjections. Néanmoins, une quarantaine d'épisodes de cas groupés familiaux ont été décrits depuis le début de l'épidémie, impliquant au total une centaine de cas confirmés. Ces cas humains groupés ont été décrits dans 12 pays : Azerbaïdjan, Cambodge, Chine, Egypte, Indonésie, Irak, Laos, Nigéria, Pakistan, Thaïlande, Turquie et Vietnam. Il s’agit dans la majorité des situations de cas avec une exposition commune à de la volaille malade. Une transmission interhumaine limitée, liée à des contacts étroits et répétés au sein au sein de groupes familiaux, a été documentée dans 4 épisodes distincts survenus en Indonésie, en Chine, au Pakistan et en Thaïlande. Aucun de ces 4 épisodes n’a donné lieu à une transmission communautaire secondaire. L’hypothèse d’une susceptibilité génétique des familles concernées a été évoquée. Les études réalisées après la survenue des derniers épisodes de transmission interhumaine (Chine et au Pakistan) confirment que la souche de virus A(H5N1) garde des caractéristiques strictement « aviaires » (la souche n’a donc pas acquis les mutations qui lui permettrait d’être plus facilement transmissible de personne à personne). A ce jour, les informations dont l’InVS dispose sur les nouveaux cas notifiés n’apportent aucun élément en faveur d’une modification des modes de transmission de la maladie. Selon l’OMS, le niveau d’alerte pandémique reste inchangé (phase 3). Les mesures de contrôle Sur le plan animal, les mesures recommandées consistent en une mise en quarantaine des foyers animaux identifiés, puis leur abattage, ainsi que celui des animaux potentiellement exposés. Afin d’éviter une contamination de ferme à ferme, il est nécessaire d’appliquer rigoureusement des procédures de décontamination du matériel utilisé dans ces fermes (vêtements, voitures…). Une conférence internationale, sous l’égide de l’OMS, de l’OIE et de la FAO, s’est tenue en juillet 2005 afin de statuer sur les mesures nécessaires pour prévenir la transmission du virus. Les principales recommandations insistaient sur la nécessité d’élever les différentes espèces animales séparément, en évitant notamment tout contact entre les volailles et les porcs, de mener de larges campagnes de vaccination sur ces animaux dans les zones à haut risque de transmission, et d’encourager les éleveurs à signaler les cas suspects de grippe aux autorités en prévoyant un dédommagement adéquat pour le préjudice financier subi en cas d’abattage. Sur le plan humain, des mesures de précaution individuelles sont recommandées pour les personnes exposées à des volailles infectées. De même, pour les voyageurs se rendant dans des zones où il existe des foyers animaux, il convient de respecter certaines précautions (http://www.grippeaviaire.gouv.fr). A l’heure actuelle, il n’existe aucun vaccin humain contre la grippe aviaire A(H5N1) Le risque de pandémie grippale est pris en compte par les pays de la Communauté Européenne, et notamment par la France qui dispose d’un plan gouvernemental de lutte élaboré dans la perspective d’un tel événement (http://www.grippeaviaire.gouv.fr). Point sur la situation internationale du 19 décembre 2008
Situation internationale A(H5N1)
Cas humains Cambodge Kandal 1 0 Egypte Assiout 1 1 Epizootie Chine Jiangsu Elevage Juin 2008 (Guangdong) Bilan : Cas humains confirmés biologiquement et notifiés à l’OMS de 2003 au 16 décembre 2008 : 391 cas, 247 décès. Didier Houssin, délégué interministériel à la lutte contre la grippe aviaire
professeur Houssin
"Après plus de trois ans de préparation active à un tel événement, il est important, en particulier, de poursuivre l’effort qui vise à permettre à chaque citoyen de se préparer à cette éventualité. C’est l’objet en particulier du lancement prochain du guide pratique de la vie quotidienne qui s’efforcera de répondre aux attentes de chacun."
Didier Houssin, délégué interministériel à la lutte contre la grippe aviaire, a bien voulu répondre à nos questions lors d’une interview le 29 septembre 2008 : - La situation épidémiologique actuelle - Les travaux en cours : différents niveaux de préparation : pour les citoyens ; pour les organismes collectifs ; pour la société dans son ensemble ; à l’échelle européenne. La situation épidémiologique actuelle : une menace qui reste très présente La menace de pandémie grippale reste une menace très importante. C’est une des menaces les plus importantes parmi celles qui sont identifiées, qui pèsent sur l’espèce humaine. En effet, le virus qui circule actuellement chez les oiseaux dans de nombreux pays, en particulier en Asie et en Afrique, continue à exercer son effet pathogène mais aussi parfois à se transmettre à l’être humain dans le cadre de contacts étroits entre les oiseaux et les êtres humains. Et ce que l’on redoute évidemment c’est une mutation de ce virus qui lui donnerait la capacité de se transmettre entre êtres humains et dans ces conditions peut-être de se trouver à l’origine d’une pandémie comme on en a connu une très importante au début du 20ème siècle mais aussi deux autres en 1957 et 1968. La menace donc reste tout à fait prégnante, elle est clairement identifiée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) comme la menace sanitaire la plus importante, ou en tout cas une des plus importantes. C’est la raison pour laquelle il est important de continuer à se préparer. Les travaux en cours : différents niveaux de préparation Pour les citoyens Après plus de trois ans de préparation active à un tel événement, il est important, en particulier, de poursuivre l’effort qui vise à permettre à chaque citoyen de se préparer à cette éventualité. C’est l’objet en particulier du lancement prochain du guide pratique de la vie quotidienne qui s’efforcera de répondre aux attentes de chacun : attente d’information sur « qu’est-ce je dois faire, qu’est-ce que je devrais faire dans ce cas là en terme de travail, de transport, de loisir, bien sûr d’approvisionnement, de santé ? ». Donc ce guide s’efforcera le mieux possible d’apporter des réponses à ces questions. Alors, ce guide pratique de la vie quotidienne, nouvel instrument qui figurera sur le site Grippe Aviaire, évidemment il aura une section consacrée aux enfants. Chacun se soucie évidemment particulièrement de ce qui pourrait leur arriver dans cette circonstance : est-ce que les écoles continueront leur activité ? Ou au contraire, est-ce que la gravité de la situation conduira à la fermeture des écoles ? Si les écoles sont fermées, comment pourra se poursuivre malgré tout une activité pédagogique ? Selon quel programme ? Et puis bien sûr, toutes les questions qui concernent les enfants : bien sûr leur santé, mais également la possibilité d’organiser des activités à leur intention. Et d’organiser surtout la garde des enfants, en particulier pour les parents qui dans ces circonstances continueraient à travailler. Pour les organismes collectifs Il importe aussi de poursuivre cette préparation à un niveau plus global. En particulier, au niveau des entreprises, des collectivités locales, afin que les organismes également se préparent collectivement à cette éventualité. On sait très bien qu’un tel événement aurait pour conséquence un haut niveau d’absentéisme. Or, avec un haut niveau d’absentéisme, certains organismes seraient en difficulté pour poursuivre leur activité. C’est tout l’enjeu de cette préparation que de s’organiser afin de fonctionner y compris face à un niveau élevé d’absentéisme. Alors évidemment le système de santé est particulièrement concerné. Le fonctionnement des hôpitaux, le fonctionnement de la médecine libérale. Mais c’est le cas aussi de nombreuses activités, services essentiels, qu’il s’agisse d’approvisionnement en eau, en électricité, en gaz, de télécommunication, d’accès au numéraire. Mais aussi de services qui sont très importants du point de vue économique et du point de vue du fonctionnement de la vie de tous les jours, en particulier l’approvisionnement du point de vue de la distribution alimentaire et des produits de santé notamment. Pour la société dans son ensemble Un troisième aspect qui doit mobiliser de façon importante, c’est bien sûr l’adaptation continuelle du plan de préparation dans l’ensemble de notre société. A la suite du livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, la notion de préparation à des phénomènes sanitaires de ce type a été clairement identifiée. Et c’est un des enjeux de la mise à jour prochaine du plan pandémie grippale que de s’adapter en terme de capacité de gestion de crise, mais aussi en terme d’adaptation compte tenu des progrès qui ont été réalisés, notamment dans le domaines des produits de santé. A l’échelle européenne Enfin, et je voudrais terminer là dessus. Alors que la France a actuellement la présidence de l’union européenne, il est apparu récemment, lors d’un séminaire organisé à Angers, séminaire « Euro-grippe » et qui était centré sur les questions de coordination intersectorielle entre les différents états membres de l’union européenne, que des progrès importants devaient être fait si l’on voulait espérer que la réponse globale de l’union européenne, donc de l’ensemble de ses états membres se révèle cohérente, soit compréhensible par le public. Et qu’elle ne soit pas à l’origine d’un climat de défiance et d’incertitudes, parce que la décision « a » aurait été prise dans tel pays et la décision « b » aurait été prise dans un pays voisin sans qu’il y ait d’explication rationnelle à tout cela. Ca signifie bien aussi que les questions de communication sont tout à fait essentielles dans le cadre de cette préparation : une stratégie de communication bien entendu, mais aussi des relations suivies et confiantes avec la presse, la poursuite de l’élaboration de différents guides, qui sont destinés à tous les secteurs de la société. La mise à jour de ce site « Grippe Aviaire », et en particulier j’y reviens avec la parution de ce guide pratique pour la vie quotidienne. Et puis toute une série d’autres initiatives qui visent à renforcer la capacité de communication notamment au niveau territorial, dans les villes, les communes, au niveau des départements et des régions, afin que dans cette circonstance notre société soit la mieux armée possible. Samedi 20 Décembre 2008 - 15:28
Sabattini Sébastien
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