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L'aérodynamique de l'oiseau

Tiré du livre de René Bawin, ''l'aile outil de vol''
Ce genre d'aile à fentes, ne peut fonctionner qu'en liaison étroite avec un autre élément.....



La queue porteuse

Les pertes marginales, correspondent à une diminution de la portance
Dans l'aile de l'oiseau on remarque que chacune des rémiges chevauchant la précédente à partir du bord d'attaque, la recouvrant en moyenne sur environ la dernière moitié de sa profondeur. Ce genre d'aile à fentes ne peut parait fonctionner à pleine efficacité qu'en liaison étroite avec un autre élément, la queu porteuse, elle même complètée par le cloisonnemnt marginal. Cette queue porteuse parait bien être la cléf d'un système complet qui concilie l'amélioration de la finesse à un accroissement de portance. Etant porteur, l'extrados de la queue est le siège d'une dépression dont la valeur croit avec l'incidence et qui tend à rappeler obliquement sur l'axe de route, les filets d'air en les obligeant à traverser le réseau des rémiges qui s'échelonne de chaque extrémité du bord d'attaque vers le corps. On ne peut rien rêver de plus automatique! Ors, cette attraction des filets d'air sur l'axe de vol, non seulement augmente la portance par la suppression des pertes marginales, mais en même temps, concours à la finesse générale de l'oiseau en dirigeant convenablement les filets d'air autour de son corps et en les contraignant à se rejoindre sans heurt derrière lui! Normalement, le cloisonnement marginal d'intrados, réalisé chez l'oiseau par une légère incurvation des ailes,est peu important. Par contre, quand l'oiseau est très cabré, comme à l'envol ou à l'atterrissage, on remarque que la partie de chaque aile voisine du corps, c'est à dire correspondant au bras, se trouve dans une position telle qu'elle constitue avec la partie correspondante de l'aile opposée, une sorte de couloir à débit variable, suivant les besoins. Le but ne peut être que de provoquer et de diriger un courant d'air intense, appelé, lui aussi, par la dépression crée au dessus de la queue, dessus de la queue, qui porteuse, est plus ou moins braquée, et d'éviter ainsi le décollement de la veine dorsale. Ce courant doit central, doit servir en même temps de joint élastique entre les deux courants plus ou moins obliques qui viennent des ailes. En évitant leur rencontre brutale on supprime les remous, ce qui concourt également à l'amélioration de la finesse!

Le rôle de la queue
Sur ce croquis, pendant le vol normal, la queue est une incidence normale, nulle ou peu importante, les rémiges sont accolées. En A: pendant le vol lent, la queue prend une grande incidence créant une zone de dépression, il se forme un appel d'air à travers les rémiges ouvertes.

A: Aile
Q: Queue
D: Dépression

Vendredi 23 Décembre 2005
René Bawin
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L'adaptation - 25/12/2005

L'arrière aile - 14/12/2005

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